Que faire à Zakopane : nos incontournables
Par Jérôme R · Sur place en juillet 2026, complété par nos recherches · Mis à jour le · Notre méthode
Zakopane est la porte d'entrée des Tatras polonaises, une station qui garde des airs de ville de sports d'hiver même en plein été. Voici ce que nous avons vécu sur place et dans ses environs, complété de quelques informations sur des activités que nous n'avons pas testées nous-mêmes. Les plus sportifs consulteront aussi notre guide de randonnée dans les Tatras.
Le téléphérique de Kasprowy Wierch
Depuis Zakopane (départ du quartier de Kuźnice), un téléphérique vous emmène à près de 2 000 m d'altitude, sur l'un des sommets les plus emblématiques et visités des Tatras — un accès direct à un panorama de haute montagne sans avoir à entreprendre une longue randonnée. La réservation se fait obligatoirement en ligne (476 zł pour nous quatre) et il faut arriver une heure à l'avance : la station de départ n'est pas accessible en voiture, il faut se garer à la sortie de Zakopane et marcher un bon kilomètre jusqu'au pied du téléphérique — nous étions un peu justes en temps et avons dû courir la dernière portion. Certains taxis proposent de faire la navette entre le parking et la station, mais à un tarif qui nous a semblé prohibitif ; nous avons préféré marcher.
Anecdote vécue : une fois sur place, impossible de télécharger nos billets réservés en ligne pour les scanner — pas de réseau à cet endroit précis. Direction le guichet, où on nous les a imprimés en quelques minutes ; ce n'est qu'une fois entrés dans la zone d'embarquement que nous avons découvert qu'un Wi-Fi gratuit y était disponible. La montée dure environ un quart d'heure à vingt minutes, avec un changement de cabine à mi-parcours — couvrez-vous bien, il fait frais là-haut même en plein été.
Anecdote vécue : c'est depuis le sommet de Kasprowy Wierch que l'on aperçoit, au loin, la silhouette caractéristique du mont Giewont et sa croix de fer de 15 mètres — le symbole visuel de Zakopane et des Tatras polonaises, souvent comparé aux nains de Wrocław ou aux chèvres de Poznań en termes de notoriété. Nous l'avons vu depuis Kasprowy Wierch, sans jamais le gravir.
Le ciel était couvert le soir de notre passage, ce qui nous a un peu déçus pour le coucher de soleil, mais le spectacle improvisé de chamois sauvages en pleine montagne a largement compensé. Depuis le sommet, on peut littéralement poser le pied sur la frontière slovaque. Avec le recul, nous regrettons de ne pas avoir prévu de redescendre à pied : le sentier a l'air très facile et la promenade magnifique, mais partis en toute fin de journée, il n'était pas question de le faire dans la pénombre.
Au retour, la plupart des restaurants polonais de montagne ferment tôt (souvent vers 20h, parfois 21h30 dans le meilleur des cas) — nous avons fini par trouver une bonne pizzeria encore ouverte à Kuźnice, à proximité de la station : bonne qualité, prix abordable, bon accueil et bière légère.



Chochołowskie Termy
L'un des plus grands complexes thermaux de Pologne, avec 52 bassins et plus de 4 500 m² d'eau thermale, intérieurs comme extérieurs, à des températures variées. L'entrée et l'accueil se sont faits facilement, avec des forfaits modulables selon le nombre de personnes, leur âge et la durée du séjour — un peu comme au château de Wawel, le personnel au guichet vous oriente selon ce que vous voulez faire, et parle anglais sans difficulté. Le parking, comme presque partout en Pologne, est payant. Tarifs et horaires à jour sur le site officiel des Chochołowskie Termy.
En vrai, juillet 2026 : c'est l'un des tout meilleurs souvenirs du voyage — et les chiffres confirment notre impression : avec 4,6/5 sur plus de 80 000 avis Google, c'est l'endroit le mieux noté de tout notre itinéraire polonais, toutes destinations confondues.




La rue Krupówki
En vrai, juillet 2026 : la rue principale de Zakopane, montante et piétonne, nous a donné l'impression d'être dans une véritable station de sports d'hiver, bordée de bons restaurants façon chalets en bois. Nous y avons dégusté une gaufre chaude, bienvenue sous un temps pluvieux et frais lors de notre passage, et acheté un oscypek, le fromage de brebis fumé typique de la région, chez l'un des vendeurs installés le long de la rue.
Notre avis, en toute honnêteté : la note Tripadvisor de cette rue est plutôt mitigée (3,8/5), et notre propre ressenti va dans le même sens — c'est une visite à faire pour découvrir l'ambiance des stations de ski à la polonaise, mais sous un temps maussade comme le nôtre, ce n'était pas la promenade la plus marquante du séjour. Un dimanche, elle était en outre assez fréquentée, et le stationnement en ville demande de la vigilance : nous avons payé un tarif fixe de 50 zł pour un parking qui, en réalité, n'était payant que jusqu'à 19h.


Village de Ciche : notre base pour explorer la région
Plutôt que de loger à Zakopane même, nous avons choisi Ciche, un petit village authentique du Podhale à une vingtaine de minutes de route — voir notre article complet sur Ciche et les Tatras.


Funiculaire de Gubałówka : une alternative que nous n'avons pas testée
Note de transparence : nous n'avons pas testé le funiculaire de Gubałówka, une attraction distincte du téléphérique de Kasprowy Wierch. D'après nos recherches, il s'agit d'un trajet plus court et plus accessible (1 298 m de long), offrant une vue panoramique sur les Tatras, tandis que Kasprowy Wierch, que nous avons personnellement expérimenté, culmine plus haut et offre un panorama plus spectaculaire de haute montagne.

Randonnées dans les Tatras
Zakopane est aussi le point de départ de nombreuses randonnées réputées (lac Morskie Oko, vallée de Kościeliska) que nous n'avons pas eu l'occasion de faire lors de notre séjour — nous les détaillons en toute transparence dans un article dédié.
Zakopane l'hiver : le ski
Note de transparence : notre séjour a eu lieu en juillet, en plein été, sans pratique du ski. Zakopane est également une station de sports d'hiver réputée en Pologne, avec plusieurs domaines skiables aux alentours — une information que nous relayons ici à titre informatif, sans expérience vécue de notre part.


Bon à savoir
▸ Bon à savoir
- Le stationnement à Zakopane demande de la vigilance : nous nous sommes fait avoir avec un forfait annoncé à 50 zł pour la demi-journée, alors que le parking n'était en réalité payant que jusqu'à 19h — vérifiez toujours les horaires exacts avant de payer.
- Un dimanche ou en haute saison, la ville est très fréquentée — prévoyez de la marge sur vos déplacements.
- Comptez environ 1 km de marche entre le parking et la station de départ du téléphérique de Kasprowy Wierch, et réservez vos billets en ligne à l'avance — sans compter uniquement sur votre téléphone, le réseau mobile n'est pas garanti sur place.
- Zakopane est avant tout un point de départ pratique vers les hauteurs (Kasprowy Wierch) plutôt qu'une destination en elle-même à prolonger longuement.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour visiter Zakopane ?
Une demi-journée à une journée suffit pour la ville elle-même ; comptez une journée supplémentaire pour le téléphérique de Kasprowy Wierch et les Chochołowskie Termy.
Faut-il loger à Zakopane même ?
Pas forcément : nous avons préféré loger dans le village voisin de Ciche, plus authentique et souvent plus abordable, à une vingtaine de minutes de route.